11 Avr, 2026 | A LA UNE, ça s'est passé à Oncy
Des Rencontres Artistiques et Créatives très colorées
Ce samedi 11 avril, Oncy-sur-Ecole a accueilli l’inauguration des 11èmes Rencontres artistiques et créatives, un rendez-vous désormais traditionnel qui met en lumière le talent de notre territoire. Neuf artistes locaux sont venus présenter leurs créations et échanger avec un public curieux et enthousiaste. Les visiteurs ont pu découvrir une grande diversité d’œuvres, sous le signe de la couleur : photographies, sculptures, peintures, mosaïques et pastels étaient à l’honneur.
Le Maire, Bruno Delecour, a exprimé sa gratitude envers les artistes qui ont accepté de partager leur travail, ainsi qu’à Agnès Przyszlaz, ancienne conseillère, pour sa sélection rigoureuse des exposants. Laurence Bordat, nouvelle adjointe à la culture, qui reprend le flambeau, a profité de l’occasion pour présenter l’ensemble des artistes exposants.
Le salon reste ouvert toute la journée du dimanche. Profitez-en pour venir à la rencontre des créateurs et découvrir leurs univers artistiques.
8 Avr, 2026 | A LA UNE, ça s'est passé à Oncy
Les délégués de classe de l’école primaire, accompagnés de leurs enseignantes, ont imaginé à quoi pourrait ressembler leur future cour de récréation.
Pour mener ce projet, ils ont pris part à deux ateliers de deux heures animés par une architecte et un paysagiste. Ils se sont penchés sur ce qu’ils appréciaient ou non dans la cour actuelle, les matériaux à utiliser, l’agencement, ainsi que sur des exemples inspirants. Munis de ciseaux et de colle, ils ont réalisé deux maquettes cohérentes en 3D. Parmi leurs propositions figurent des bancs circulaires, une zone calme recouverte de copeaux, un terrain de football modifié en espace multisport, une mini forêt, des lignes colorées… et surtout, beaucoup de fierté lors de la présentation de leurs projets !
Un grand merci aux architectes en herbe !!!!
22 Mar, 2026 | A LA UNE, ça s'est passé à Oncy
Le samedi 21 mars, le public est venu nombreux pour assister à la soirée antillaise organisée par le Comité des fêtes.
Après un punch de bienvenue, les convives ont pu apprécier l’orchestre Ka Maniok ainsi qu’une douzaine de danseuses venues présenter des démonstrations des rythmes antillais. Pour le final, l’animatrice a invité l’ensemble de l’assistance à rejoindre la piste de danse.
Les sessions étaient ponctuées de délicieux plats antillais.
Ensuite, un DJ a fait danser les participants jusqu’au bout de la nuit.
Un grand bravo au Comité des fêtes et à ses bénévoles.
22 Mar, 2026 | A LA UNE, ça s'est passé à Oncy
Le vendredi 20 mars, l’Association des Parents d’Élèves (APEPO) a invité tous les parents à se rassembler pour le défilé du carnaval à la sortie de l’école.
Après un rapide goûter, les enfants ont enfilé leurs costumes avant de s’élancer dans les rues de la commune, emmenés par une Reine des Neiges et un Pikachu géants.
En plus de l’excitation des enfants, la musique, un soleil rayonnant et des pluies de confettis amplifiaient l’ambiance festive du cortège.
Après le défilé, les festivités se sont poursuivies à la salle polyvalente où un grand bal attendait les enfants. L’endroit avait été décoré avec soin et plusieurs animations étaient prévues pour les divertir : jeux, danses, chaises musicales…
Une belle façon de célébrer l’arrivée du printemps !
21 Mar, 2026 | A LA UNE, ça s'est passé à Oncy
Le vendredi 20 mars s’est tenu le premier conseil municipal à la suite des élections du 15 mars.
Bruno Delecour a été élu Maire à l’unanimité.
Il a tenu à saluer toutes les Oncéennes et tous les Oncéens qui se sont déplacés en nombre dimanche dernier pour voter, alors que le résultat était connu, montrant ainsi l’attachement des habitants de notre commune à la démocratie.
Il a également salué le travail de la nouvelle équipe municipale, qui œuvre depuis plus de six mois à la préparation de nombreux projets pour la commune.
Enfin, il a rappelé aux élus que « les habitants de la commune nous ont fait l’honneur de nous déléguer pour six ans la conduite des affaires de notre collectivité, Oncy-sur-École. À nous de nous montrer dignes de cette responsabilité en agissant pour l’intérêt collectif ».
Le conseil a ensuite procédé au vote des adjoints.

15 Mar, 2026 | A LA UNE, ça s'est passé à Oncy
Fils et petit-fils d’agriculteur, Claude Martin est né le 27 mars 1934. Enfant du pays, profondément attaché à Oncy, sa vie incarne près d’un siècle de l’histoire de notre commune.
En 34, Oncy ne compte que 230 habitants et la plupart vivent de l’agriculture. Au cœur du village, l’électricité commence à s’installer, permettant de s’éclairer, tandis que le chauffage se fait encore au bois. La lessive, quant à elle, se rince à la rivière, au lavoir.
À cinq ans, Claude fait son entrée à l’école communale. À cette époque, une seule institutrice, Madame Ecarnot, enseigne à une quarantaine d’élèves, tous vêtus de blouses noires, répartis en quatre niveaux dans une unique salle de classe derrière la mairie. Les plus grands participent, une fois leurs devoirs terminés, en aidant les plus petits à lire.
Pendant la guerre 40 il n’y avait qu’une seule voiture au village, celle de l’institutrice qui en cas d’accouchement devait laisser les enfants de sa classe pour emmener en urgence la future maman à la maternité de Corbeil.
Le 22 août 44, Claude a dix ans et demi, quand les Allemands fuient devant l’avancée des Américains. Son père, ancien combattant de la Grande Guerre, l’envoie se réfugier à la cave avec sa sœur Jacqueline. À 19h, Oncy est libéré. La fille de l’institutrice rassemble alors tous les enfants, les met en rang, et ensemble, ils remontent vers Milly en chantant la Marseillaise, célébrant ainsi la liberté retrouvée.
En 48, il a 14 ans quand il passe son certificat d’études à l’école des filles à Milly. Malgré ses difficultés en orthographe, il était surtout bon en calcul, il réussit son examen du premier coup et fonce dans les champs annoncer la bonne nouvelle à ses parents. En récompense l’Etat lui offre un dictionnaire qu’il a gardé toute sa vie.
Après-guerre, la vie est rude. C’était la misère. Claude aide ses parents et sa sœur à la ferme, partant seul labourer les champs avec deux chevaux et une charrue bien lourde pour son âge. Heureusement, le dimanche, le cinéma à Milly offre une précieuse échappée : l’occasion de se retrouver, de découvrir l’actualité du monde et de rêver ensemble, le temps d’un film.
A 21 ans il part faire son service militaire, il est en garnison à Metz.
Peu après son retour de l’armée, son père s’éteint prématurément des suites de la maladie de Parkinson. Claude, alors âgé de 25 ans, prend la responsabilité de la ferme avec Jacqueline et leur mère, Léa, à la santé fragile. Ensemble, ils créent le GFA d’Oncy. Jacqueline choisit de rester vivre à la ferme pour veiller sur leur mère, qui décédera en 1979. Elle y restera toute sa vie, avec Claude.
Comme de nombreuses fermes du village, ils élèvent des vaches jusqu’en 2000. Les habitants faisaient la queue à la ferme pour venir chercher le lait, une tradition qui continuera jusqu’au milieu des années 90.
Bien qu’attaché aux traditions, Claude était d’un naturel curieux, tourné vers l’avenir. Pour lui, le progrès passait par la mécanisation de l’agriculture : il obtient son permis en 1962, à 28 ans et très rapidement il acquiert un des premiers tracteurs du village.
Désirant se diversifier, il tente la culture de la betterave rouge avec Marc Darbonne, mais la cohabitation des deux caractères forts n’a pas duré très longtemps. Claude se tourne alors vers la culture de la pomme de terre, approvisionnant les environs avec ses récoltes.
Avec Jacqueline ils travaillent dur tous les deux. Aux champs Claude est sur son tracteur et Jacqueline ramasse les pierres. A sa banquière qui s’étonne de voir qu’il dépense aussi peu ses économies il répond « vous savez, quand vous travaillez 7 jours sur 7 vous n’avez pas le temps de dépenser. … et puis de toute façon ça ne vous regarde pas ! ».
En réalité il investissait dans ce qu’il connaissait le mieux, la terre, et il rachetait les parcelles au fur et à mesure des successions. C’est ainsi qu’avec Jacqueline qui consignait tout dans un énorme carnet ils sont devenus propriétaires d’une grande partie des champs d’Oncy.
Très attaché à la vie de la commune, il entre au conseil municipal en 77 avec Luc Darbonne et Jean-Pierre Hazard qui devient alors Maire. Il est ensuite réélu en 83 avec le plus grand nombre de voix et devient 3ème adjoint.
En 89 il devient 2ème adjoint puis en 95 il est nommé premier adjoint. Durant ses 24 ans de mandat, il s’est illustré par son sérieux et sa parfaite connaissance des dossiers. Il contribue notamment à la création de la salle des fêtes, en cédant des terrains boisés.
En 61, il fonde la société de chasse avec Monsieur Boussingault et en devient président en 69. Il en assurera la présidence jusqu’en 2005. Mais, après un accident de chasse jamais élucidé, lui qui n’était pas chasseur se retrouve injustement accusé et condamné. Dépité, il démissionne et transmet la présidence à Patrick Joyeux.
Claude cesse l’exploitation des champs en 2003, mais chacun continue de croiser le frère et la sœur, fidèles à eux-mêmes, actifs au potager ou dans l’entretien de la ferme.
Curieux, il se laisse tenter par les voyages avec A cœur ouvert mais son centre d’intérêt principal reste la terre. De retour d’un voyage en Toscane il raconte sa fascination pour cette magnifique terre rouge d’Italie.
Passionné par la vie du village, il vient chaque matin à la mairie consulter le tableau d’affichage, il observe la vie du pays qu’il sillonne avec sa voiture et reste attentif aux familles oncéennes. Véritable mémoire d’Oncy, il connait le cadastre par cœur et retrace volontiers la généalogie des anciens. Il aime le contact, partager les souvenirs de son village et, surtout, parler de la terre qu’il a tant aimée.
Et puis l’âge avance, les travaux du potager deviennent trop difficiles, Jacqueline perd son autonomie et doit partir en maison de retraite … et pour la première fois de sa vie Claude se retrouve désœuvré et seul …
Avec son départ le week-end dernier, c’est une figure incontournable de notre village qui s’en est allé.
Rempli d’une vie riche où il a participé à un siècle de transformations, Claude nous laisse à chacun de nombreux souvenirs : de sa vie d’agriculteur, de sa vie d’élu, des longues conversations que nous avons chacun partagées, de son regard malicieux, de son amour de la terre.
Il nous laisse le souvenir d’un homme « bien », attaché à son village …
Pour tout cela, merci Claude !